Grafana v13 : CLI, API et Git, le chaînon manquant du déploiement
Hier, invité à la GrafanaCON Paris pour la présentation de Grafana v13.
L’évènement était organisé dans les locaux de WeScale, ESN qui accompagne les entreprises sur leurs sujets tech — et qui est en pleine transformation pour s’adapter aux nouveaux usages IA. J’en ai entendu parler, ça mérite qu’on s’y attarde dans un prochain article.
J’ai déjà utilisé Grafana par le passé, mais il était temps de faire un point sur les nouveautés — et de voir si les points qui me semblaient encore faibles à l’époque avaient évolué, notamment les aspects déploiement en environnements contraints.
La grosse avancée : une CLI, une API remodelée et la connexion à Git changent tout.
On a eu droit à une présentation d’agents IA pour faciliter la création de dashboards — en se basant sur les datasources, le système de templates pour la réutilisation et un assistant de suggestion. Intéressant, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué.
Le vrai focus : le passage dev → staging → prod est enfin maîtrisé.
C’est le combo CLI / API / Git qui le permet.
- La CLI permet une intégration CI/CD plus simple et plus fluide.
- L’intégration Git (GitHub, Bitbucket, GitLab, Git natif) apporte nativement les pipelines, les branches, les merges, les pull requests.
- L’API remodelée, avec un nouveau format JSON de sérialisation des dashboards (et bientôt de l’alerting), permet un meilleur contrôle visuel des évolutions grâce à une réorganisation des imbrications des objets de layout.
Dans un monde où les agents IA peuvent tout modifier ou presque, avoir une vision claire des changements et pouvoir les embarquer dans des pipelines de validation — c’était le chaînon manquant.
Jusque là, on ne pouvait modifier dashboards et alerting qu’en production. Des mécanismes d’import/export et une API existaient, mais ce n’était pas fluide et difficilement automatisable. Ça reste utile dans plein de scénarios où on veut de l’observabilité dynamique et à la demande — usines, contextes industriels, suivi métier, un peu comme du reporting dynamique. Mais dès qu’on touche au SRE ou à l’observabilité technique, les modifications doivent être plus contraintes, mieux cadrées côté sécurité et déploiement.
Ce qui est intéressant, c’est que ces deux mondes cohabitent toujours dans Grafana. Le produit continue d’évoluer sans pénaliser l’un ou l’autre.